Le temps d’une journée

Ce matin, à 10 heures, j’étais au taquet, ce soir à 21 heures je le suis beaucoup moins donc il faut essayer d’envisager les souvenirs de cet article avec 10 pour cent d’enthousiasme en plus au moins par rapport à l’impression que je vais vous donner.

J’ai fait tellement de trucs dans tous les sens aujourd’hui que si je n’avais pas de photos, je ne m’en rappellerais pas de la moitié ; et puisque je n’ai bien sûr pas tout photographié, je sais que je vais malgré tout en oublier une partie.

Das Licht

Déjà pour commencer j’avais envie de bouger aujourd’hui comme le soleil m’accompagnait, et j’ai eu une petite pensée émue pour vous autres en France, coincés entre des grèves et un petit 6 degrés. Première étape, rallier le forum romain près duquel se trouve l’office de tourisme, pour pouvoir voir la ville en plein jour plutôt que de nuit.

Quand j’avais encore de l’énergie, j’avais imaginé plein de façons poétiques et/ou drôles de raconter certaines parties de ma journée, mais évidemment, au moment de rédiger, plus rien ne me revient. Bon.

oui c’est surexposé

Par exemple je sais que j’avais une super façon de vous apprendre que j’ai passé deux heures assise au forum romain à écouter les musiciens de rue et à regarder les gens passer, sans rien faire sans pour autant m’ennuyer, à observer les hommes statues et les touristes et à essayer de guetter les mots de français. Parce que oui j’ai fait ça du coup. C’était sympa. Deux vraies heures. Après ça, direction l’office du tourisme où j’ai fini par acheter un guide Lonely Planet avec une carte, histoire de pouvoir survivre sans mon traître de portable.

Comme d’habitude je n’avais pas vraiment de plan pour la journée, je savais simplement que j’avais envie de marcher, j’avais la vague idée d’aller jeter un coup d’œil aux monuments que je n’avais pas encore vus mais c’est à peu près tout.

Retour aux fondamentaux

Je suis une femme simple. Quand je vois marqué entrée gratuite, je rentre. C’est comme ça que je me suis retrouvée par hasard au musée des Forces Armées qui se situe dans le Vittoriano, où j’étais déjà hier.

Bien sûr tout le monde connaît le S.I.T. Bleriot X1-2

Parmi les réflexions diverses que je me suis faites pendant la visite, il y avait : combien sont payés les militaires qui sont ici ? Quel grade ont-ils? Est-ce qu’ils sont payés pour ne pas sourire ? Ça fait quoi un militaire sur son téléphone ? Est-ce qu’ils passent leur journée au musée ou est-ce qu’ils ont d’autres missions ?

quelque part

Bref bref bref, allons un peu plus loin dans le musée, les escaliers ne nous font pas peur, et puis on sait bien que c’est toujours comme ça que les meilleurs moment se créent, en allant un peu partout au hasard pour voir ce que ça donne. En plus, ça monte, donc ça veut dire qu’on finira bien par arriver quelque part.

Ça n’a pas loupé.

p’tit effet artistique et tout

Coucou, la vue d’ensemble de Rome sur le toit du Vittoriano pour 2 euros à peine 🙂

Rendez-vous compte que la basilique qu’on voit au fond, elle n’est pas à Rome, elle est au Vatican

Mais dis-moi,

orange

Tu étais très inattendue mais te voilà très appréciée, tu le sais ça?

Le Colisée, qui passe presque inaperçu à force de le voir

Oui je comble ma flemme de parler par beaucoup de photos aujourd’hui, mais on ne peut pas m’en vouloir, c’était une grosse journée. Mon portable est trop loin (environ 3 mètres) pour que j’aille regarder combien de kilomètres j’ai marché, mais c’était beaucoup. De mon toit du Vittoriano, vous savez pas quoi ? J’ai trouvé un restau, et je me suis dit « pourquoi j’irais pas au restau », et quelques minutes plus tard, je mangeais dans ledit restau.

Manger sa première pizza (!) et son premier tiramisu (!!!!!!) avec une vue plongeante sur la ville, ça rajoute du goût aux aliments.

La légende de la mouette

Ca commence à faire beaucoup de photos donc on va faire un petit paragraphe pour résumer les moments qui ont suivi : en redescendant j’ai vu que la galerie de l’unité était gratuite donc j’y suis allée, et j’ai eu droit à un petit cours accéléré sur les italiens, le gouvernement, le sentiment d’appartenance national, et ainsi de suite. C’était très sympa. Après ça, comme j’avais repéré la Fontaine de Trevi depuis le toit du Vittoriano (c’est tellement classe de pouvoir placer ça si simplement), je m’y suis dirigée. Enfin plutôt, j’avais une estimation pas trop dégueu de là où ça se trouvait, mais il y avait une technique bien plus efficace qui consistait à suivre les groupes de touristes jusqu’au lieu en question.

j’avais dit que j’irais visiter en pleine journée, mais la nuit c’est sympa aussi

J’ai aussi jeté un coup d’œil à toutes les églises que je croisais en chemin.

quelque part

Et ainsi de suite .

Plus tard, les Marches Espagnoles, mais pour être honnête je sais pas trop pourquoi elles sont si célèbres. C’est un escalier. Grand et avec plein de gens, mais ça reste un escalier. En les montant, on a quand même une vue sympa sur la ville. Et puis j’ai aussi découvert qu’il y avait une rue presque directe jusqu’à mon auberge, donc j’ai pu rentrer sans aucun souci. Sur le chemin j’ai repéré deux-trois galeries d’art, bien sûr 36 millions de restaurants, je suis repassée devant la Basilique Sainte-Marie-Majeure, qu’il va falloir que j’aille visiter cette semaine. Il me reste évidemment tout le Vatican, et touuuuuuuut le reste des églises et temples et monuments et parcs et rues spéciales et événements et fontaines et statues de Rome. Et il y en a : beaucoup. Je ne sais même pas si je vais payer pour entrer au Colisée et autres. Est-ce vraiment si important ? Par ailleurs je vais aussi me chercher un ou deux Free City Tour, pour avoir une meilleure idée de ce qui m’entoure.

Ensuite, je suis rentrée. Maintenant il y a un Japonais dans ma chambre. Encore une fois il pense que je suis plus âgée que je ne suis. On a parlé un peu, lui aussi m’a dit qu’il fallait que je le voie si je viens un jour au Japon. Le deuxième propriétaire de l’auberge m’a lui aussi fait un compliment sur mes cheveux, comme quoi la couleur rouge était une très bonne idée (sry maman)

Finalement j’aime bien cette auberge. J’ai fini par payer la City Tax sans trop me battre, tant pis. Le fait que la salle commune, ce soit littéralement l’étage entier parce qu’on ne prend pas la peine de fermer la porte, finalement c’est parfait pour la sociabilité.

Ce soir, je n’ai pas refusé les pâtes.

(Mais je les ai fait tomber par terre SUPER)

des arbres

Si, quand même, l’histoire vient de me revenir. Ce que j’aime dans les voyages, c’est que quand on est prêt à tout, il nous arrive toujours des trucs incroyables. Par exemple, je suis allée à la Poste voir s’ils vendaient des timbres, j’ai pas insisté parce que j’avais pas envie de faire la queue, mais en ressortant, j’ai vu un mec avec une pizza et trois bouquins dans les bras. De même, avec les voyages, il n’y a pas de mauvaise rencontre, donc quand il s’est mis à me parler, je n’avais pas de raison de ne pas lui répondre. C’est comme ça que j’ai gagné un bouquin de Murakami en italien, « pour toi, c’est cadeau », sans rien faire d’autre que d’exister et de l’avoir croisé au bon moment et d’avoir souri et d’avoir été Française.

J’aime beaucoup beaucoup beaucoup les gens.

C’est dommage que je ne puisse vous raconter cette histoire que comme ça, en vitesse, parce que si je pouvais décrire tous ces petits événements d’une journée, ça pourrait prendre des pages et des pages entières, et ça les vaudrait bien ; mais tant pis, je garde le sentiment pour moi, et ça restera un joli souvenir.

(Et bien sûr je vais garder le livre, même si je vais galérer à le ranger dans ma valise)

Toujours pas vraiment l’impression d’être à Rome tant ça ressemble à Paris. Laissez-moi le temps de tomber sur le Pape par hasard, comme c’est arrivé au Japonais, et là je commencerai à me dire que je suis peut-être bien à nouveau à des centaines de kilomètres de chez moi.

en pleine forme!

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