Lesson 1 On How To Make Friends

s t y l i s c h

Je ne sais plus trop ce que je veux écrire. Décrire mes journées, d’accord, mais est-ce que ça vaut bien la peine? Ce n’est qu’une journée après tout, vécue dans une ville banale par une personne banale. Bon, peut-être pas banale, certes, dans les deux cas. Mais qu’est-ce que ça vous apporte de savoir que j’ai visité une bibliothèque, fait un Free Walking Tour, visité un aéroport désaffecté, suis allée au bar et en boîte, et le lendemain un super marché du dimanche?

Oui bon dit comme ça on a envie d’en savoir plus, je sais. Mais ce n’est pas quelque chose qui se raconte sur un blog, c’est quelque chose qui se raconte de vive voix. Et puis, je ne sais pas trop pourquoi, je n’avais pas envie de le montrer en photo. J’ai un peu perdu de vue la limite entre l’esthétisant et l’informatif, ce que je veux voir et ce que je veux montrer.

De ce fait, je sais pas trop quelle tournure va prendre ce blog. Je peux quand même vous parler un peu plus en détail de mon week end si vous voulez. Après avoir fait toutes ces petites choses sympas dont je vous ai parlé plus haut, il a été temps pour moi de changer d’auberge de jeunesse pour rejoindre le Check In Berlin, à environ 10 minutes à pied du Checkpoint Charlie.

Die Bibliothek, aber ein bisschen zu dunkel, ich werde es später ändern

Comme la semaine dernière, quand je suis arrivée dans la chambre avec huit lits et qu’il n’y avait personne d’autre que moi, ma valise et mon sac à dos, ça a jeté un petit froid, mais ça a aussi des avantages : j’ai pu regarder Shining tranquillou bilou sur mon lit, avec la nuit qui tombait par la fenêtre. C’est pas bien français, la nuit qui tombe par la fenêtre, mais c’est joli à dire.

How accurate is this picture seriously?

Hier, si je me situe dans le temps, avant qu’elle ne parte, Catarina a voulu voir mes photos. J’ai sans doute dû laisser échapper quelque part qu’elle était architecte si bien qu’elle s’y connaît aussi un peu en photographie, et on prend plus ou moins le même style de photos parfois, donc j’ai accepté avec plaisir.

C’est la première fois que je montrais mes photos à quelqu’un pour qu’il puisse les juger.

Instagram ou un blog ça n’a pas le même impact que le visage de ton interlocuteur qui s’anime en fonction de ce qu’il regarde, les petits sourires, la moue, les réactions en direct, les « this is nice » et les « It could have been better if you… » Catarina n’est pas une photographe professionnelle évidemment, mais d’avoir son avis en temps réel, verdammt, qu’est-ce que c’est motivant.

Je vais me chercher des thèmes, maintenant. Un par jour, ou par semaine, peut-être un thème général et ses dérives, je sais pas trop. Aller prendre en photo des inconnus dans la rue pourrait être enrichissant. Je me suis pas encore fait engueuler en allemand. Il ne me reste plus qu’à essayer.

Seen at Berlin Tempelhof, l’aéroport désaffecté

Sinon, hier, il m’est arrivé un truc assez extraordinaire, qu’il faut que je vous raconte. Contrairement à mon ancienne auberge de jeunesse, celui-ci a une salle commune, et à un moment, tandis que j’y étais seule, je suis allée, de mon plein gré, parler à un Japonais qui était tout seul dans son coin.

(De mon plein gré, ce qui signifie qu’il y avait 6 personnes qui me harcelaient de messages pour me forcer à y aller et qui m’insultaient violemment quand j’hésitais) (merci, je vous aime quand même)

J’ai commencé la conversation avec, je pense, l’une des phrases les plus dignes d’un Allemand qui soit : « where did you find your beer? » et après ça, la conversation s’est faite toute seule. Toute seule, avec nos deux portables, et notre fidèle ami Google Traduction, et son broken english. Et beaucoup de silence quand je traduisais en japonais et lui en anglais. Beaucoup de rire quand ça prenait trop longtemps. Je lui ai dit qu’il avait l’air d’avoir 25 ans, il m’a dit qu’il pensait que j’en avais 26. Il en a 29 et j’en ai 19. On est cons, parfois.

On a parlé comme ça, peut-être une demi-heure? Et pendant toute la conversation, je me disais « ça y est, je l’ai fait, j’ai commencé à remplir un de mes objectifs, j’ai parlé (presque de moi-même) à quelqu’un que je ne connais pas, et ça c’est super bien passé ».

Nos deux portables nous ayant lâchés avant que la fatigue ne nous ait rejoints, il (Shohei) est parti, et j’ai parlé à un Italien cette fois pendant une dizaine de minutes avant de partir me coucher.

Hier était une super, super journée.

Aujourd’hui donc je me suis assise à nouveau dans la salle commune, avec la volonté de rester seule pour écrire cet article. Je me suis assise sur la tâche de lumière et celle-ci éclaire mes mains quand je tape sur le clavier. J’essaye de rendre ça joli par écrit parce que ce serait trop bizarre de me relever maintenant pour prendre une photo de ce que je raconte. Si vous voulez quand même essayer de le visualiser, imaginez un film américain à la lumière un peu dorée qui raconte l’histoire d’une fille à qui il est arrivé un truc un peu tragique et qui cherche à fuir son passé, et elle vient de s’asseoir dans un café au soleil parce que le réalisateur du film voulait faire rayonner ses cheveux dans la lumière, et dans quelques minutes elle va rencontrer quelqu’un d’hyper important qui va changer sa vie, un acteur ou quelque chose comme ça.

Voilà, vous remplacez cette image mentale par une gamine sur son ordi dans une auberge de jeunesse un peu paumée, vous gardez la lumière, et vous y êtes.

Speaking of Light

Aujourd’hui le programme a déjà été entamé par des courses chez Lidl (j’en reparlerai peut-être demain parce que c’est toute une expérience, et c’est vraiment très drôle), puis je vais sans doute ressortir me balader, prendre des photos, visiter un musée, et à 17 heures je vais essayer de trouver sans trop me perdre une exposition photo qui m’a fait de l’œil parce qu’il y avait marqué « Frei Eintritt » dessus.

Le mec à côté de moi fait les bruits de mastication les plus HORRIBLES que j’aie jamais entendus, et pourtant je suis pas quelqu’un que ça dérange. Il faut donc que je parte au plus vite, merci de votre attention, et à la prochaine pour de nouvelles aventures 🙂

0 thoughts on “Lesson 1 On How To Make Friends”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *